FAMIPED

Familias, Pediatras y Adolescentes en la Red. Mejores padres, mejores hijos.

Revista electrónica de información para padres de la Asociación Española de Pediatría de Atención Primaria (AEPap)

Amour, autorité et cohérence

Pepa Horno Goicoechea. Psicóloga. Consultora de infancia, afectividad y protección.
Marina Puertas Martínez.

Aimer nos enfants est perçu comme quelque chose logique et naturelle, mais allier cet amour avec la responsabilité de les protéger et les éduquer devient une tâche que, quelques fois, les parents croient difficile et sur laquelle ils n'ont reçu ni formation ni appui.

Éduquer implique trois composantes indispensables: l'amour, l'autorité et la cohérence. Les trois éléments impliquent, aussi, un apprentissage personnel qui va transformer les parents et va garantir le développement optimale de leurs enfants.

Les affections son comme une glace dans lequel chaque personne se regarde et de lequel on construit notre manière d'être et notre confiance dans le monde. En fonction des messages que la glace envoie, la propre image et l'image des autres peut changer complètement. Les messages éducatifs arrivent toujours à l'aide des relations affectives. Si les parents veulent que leurs enfants reçoivent leurs messages éducatifs, les comprennent et s'identifient avec eux, ils doivent d'abord apprendre à aimer leurs enfants et arriver à construire un lien affectif avec eux.

Mais obtenir cette position d'autorité sur les enfants est une tâche qui demande du temps. Apprendre à dire "non"; décider les normes qu'on va utiliser dans l'éducation de nos enfants et les limites qu'elles vont impliquer; être capables de les adapter à l'évolution naturelle des enfants et réussir à la prise et respect de ces normes font parti de cette tâche. Éduquer est un processus graduel dans lequel les normes font parti de la relation, sont construites conjoint et graduellement avec les enfants et s'adaptent aux caractéristiques de chaque personne et situation; mais, une fois qu'elles sont débattues et choisies, doivent êtres respectées. Les normes et les limites ne sont pas négociables parce qu'ils sont un droit des enfants, pas des parents: le droit à être élevés dans des conditions qui permettent leur développement complet.

Pour obtenir cette autorité, on a le troisième élément: la cohérence. On éduque plus avec des sentiments et des actions qu'avec des mots. Nous transmettons à nos enfants les valeurs que nous avons comme le guide de notre vie et de l'environnement affectif et relationnel que nous avons crée pour nos enfants et nos familles. L'éducation en valeurs n'est pas seulement une question scolaire, mais un exemple quotidien qu'on offrit à nos enfants. La cohérence entre ce qu'on dit et ce qu'on fait, la cohérence entre les contenus divers que les adultes transmettent dans l'environnement de l'enfant et la cohérence entre les différents messages au cours du temps dote ces valeurs de consistance et les rend réelles et palpables.

C'est dans ces trois éléments, l'affection, l'autorité et la cohérence, où l'éradication de toute forme de violence dans l'éducation des enfants prend une importance capitale. Les punitions physiques et psychologiques sont toutes ces formes de violence qui ont fait parti de l'éducation depuis toujours et qui son justifiées comme nécessaires pour élever les enfants. Il est nécessaire un processus de changement dans les attitudes sociales qui provoque que les personnes cessent de considérer la punition physique ou psychologique comme un droit des parents, ou même comme une obligation éducative, pour la considérer comme une erreur dérivée de se sentir dépassé, épuisé ou incapable de résoudre une situation conflictuelle, mais une erreur qui ne peut pas être justifiée.

Actuellement, la punition physique et psychologique contre les enfants est la seule forme de violence qui est encore acceptée socialement, car elle n'est pas reconnue comme violence. Si un adulte, même un étranger, donne une gifle, ce fait n'est pas reconnu comme un acte violent, car il existe un sentiment de propriété et de sphère privée dans les familles qui conduit à justifier ces modèles violentes de discipline. En plus, questionner la punition physique et psychologique implique que les parents questionnent, non seulement leur propre conduite comme parents, mais en plus celle-là de leurs parents avec eux-mêmes, et quelques fois ce processus peut être douloureux. Reconnaitre les erreurs des personnes qu'on aime est, quelques fois, plus difficile que reconnaitre les propres.

En plus, les gifles, les cris et les insultes transmettent trois messages pervers aux enfants: ils leur apprennent que les gens qui les aiment ont le droit de les attaquer, que les gens qu'ont d'autorité sur eux peuvent abuser d'eux et que la violence est une forme légitime de résoudre les conflits. Quand on frappe notre enfant parce qu'il a frappé un autre enfant, quand on le gronde pour dire des gros mots qu'ils ont appris de nous ou quand on humilie un enfant devant ses frères, nous ne nuise pas seulement à son identité et son développement, mais aussi nous abusons du pouvoir que justement son amour et son souci nous offrent.

On ne doit pas défendre les gifles comme une méthode pour imposer des limites; on doit imposer des limites pour éviter les gifles et assumer que le respect de l'intégrité et la dignité des personnes commence pour le respect des enfants.

Bibliographie (en espagnol)

Bowlby, J. (1998) “ Apego y pérdida ” Ed. Paidos

Cyrulnik, C. (2000) “ Los patitos feos ” Ed. Gedisa

Horno, P. (2004) “ Educando el afecto ” Ed. Grao

Horno, P. (2009) “Amor y violencia: la dimensión afectiva del maltrato” Ed. Descleé de Brouwer.